La faible lumière de la veilleuse n'éclaire que partiellement le bureau. Les ombres des objets qui le jonchent se projettent sur le mur et ont quelque chose d'effrayant. Je les observe de loin, en me balançant d'avant en arrière, et le spectacle sur mon mur prend vie peu à peu. Un cauchemar que je regarde sans voir. Ce n'est qu'une illusion de plus.
Inconsciemment, mon poing se serre et le rectangle en papier glacé se froisse sous mes doigts gelés. J'ai les lèvres écorchées et le regard qui tremble. Je m'en souviens. Trop bien, peut-être...
L'invitation s'abîme et pousse un cri que je suis seule à entendre. Je m'en souviens. Et c'est la haine du bonheur perdu, les images qui défilent dans mon esprit en hurlant de joie, qui me font serrer le poing, toujours plus fort.
Je me souviens.
C'était un soir d'octobre, l'air frais nous picotait les narines, et faisait voler nos cheveux. Lui me tenait par la taille et me serrait fort. J'sentais son coeur battre, lorsque je posais ma tête tout contre lui, et que je m'abandonnais à l'étreinte délicieuse... J'me sentais vivre.
« Quand tu m'embrasses, je perds l'équilibre »
Et j'me reposais sur lui, on riait de tout en marchant de travers. Nos pas maladroits sur le sable donnaient tout un charme à notre ballade nocturne. Je me souviens de sa bouche sur ma tempe, ses mots, toujours plus doux, toujours plus chauds de sincérité, si précieux à garder au fond du coeur...
Il faisait un peu froid, je me souviens. Et nous étions complètement grisés...
Il avait mis nos invitations sous l'élastique de son caleçon et vite rabattu son t-shirt. Ma main s'était égarée sur son torse et sentir son corps brûlant m'avait ennivré à en perdre tout contact avec la réalité. Il m'embrassait, on s'embrasait. On se dévorait des yeux, on riait de rien, zigzagant, bousculant des gens, heureux intérieurement, nous aimant profondément.
Je me souviens comme il fait bon dans ses bras, sous ses yeux, dans ses mots, sur le bout de sa langue...
En fermant les yeux, je pourrais sentir son odeur, ou son souffle lourd lorsqu'il m'aime... des fois plus que d'autres...
Et c'est précisément pour ça que j'ai les yeux écarquillés, dans le doute, dans l'attente.
Dans la faiblesse de voir mon angoisse se concrétiser.
[Mais poupée, c'est soit tu crèves, soit tu t'relèves. Tes beaux traits ont coulé, la pluie ou les larmes les ont emportées. Il ne reste que ton sourire figé, ton expression brisée]
Inconsciemment, mon poing se serre et le rectangle en papier glacé se froisse sous mes doigts gelés. J'ai les lèvres écorchées et le regard qui tremble. Je m'en souviens. Trop bien, peut-être...
L'invitation s'abîme et pousse un cri que je suis seule à entendre. Je m'en souviens. Et c'est la haine du bonheur perdu, les images qui défilent dans mon esprit en hurlant de joie, qui me font serrer le poing, toujours plus fort.
Je me souviens.
C'était un soir d'octobre, l'air frais nous picotait les narines, et faisait voler nos cheveux. Lui me tenait par la taille et me serrait fort. J'sentais son coeur battre, lorsque je posais ma tête tout contre lui, et que je m'abandonnais à l'étreinte délicieuse... J'me sentais vivre.
« Quand tu m'embrasses, je perds l'équilibre »
Et j'me reposais sur lui, on riait de tout en marchant de travers. Nos pas maladroits sur le sable donnaient tout un charme à notre ballade nocturne. Je me souviens de sa bouche sur ma tempe, ses mots, toujours plus doux, toujours plus chauds de sincérité, si précieux à garder au fond du coeur...
Il faisait un peu froid, je me souviens. Et nous étions complètement grisés...
Il avait mis nos invitations sous l'élastique de son caleçon et vite rabattu son t-shirt. Ma main s'était égarée sur son torse et sentir son corps brûlant m'avait ennivré à en perdre tout contact avec la réalité. Il m'embrassait, on s'embrasait. On se dévorait des yeux, on riait de rien, zigzagant, bousculant des gens, heureux intérieurement, nous aimant profondément.
Je me souviens comme il fait bon dans ses bras, sous ses yeux, dans ses mots, sur le bout de sa langue...
En fermant les yeux, je pourrais sentir son odeur, ou son souffle lourd lorsqu'il m'aime... des fois plus que d'autres...
Et c'est précisément pour ça que j'ai les yeux écarquillés, dans le doute, dans l'attente.
Dans la faiblesse de voir mon angoisse se concrétiser.
[Mais poupée, c'est soit tu crèves, soit tu t'relèves. Tes beaux traits ont coulé, la pluie ou les larmes les ont emportées. Il ne reste que ton sourire figé, ton expression brisée]
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