
Son air endormi, son mépris pour les gens, ses idées et ses conneries me mettent à l'aise. Ce que j'aime le plus, c'est son esprit peu commun. Sa personne qui pourrait tellement être un personnage. Sa différence. Oui.
Quelques idées germent dans nos esprits, on en parle par morceaux de phrases entrecoupées. Pas besoin d'aller jusqu'au bout de la pensée, ou même de le formuler correctement; on se comprend, même avec nos voix rouillées.
De la préparation, au concept, à la photo, au background pourrave. Tout.
"Tu sais suivre un trait ?"
Après quelques essais maquillage catastrophiques voilà un résultat à peu près correct...
Armées de nos ombrelles et appareil photo, nous voilà prêtes pour une expédition éclair dans un parking non loin de chez moi, où les gens qui passent se demandent qui sont ces folles qui s'allongent à même le goudron, et incitent un chat (Wolsvagen, de son prénom) à les suivre."Chigra !! CREVE !"

Elle s'exécute quand Wolsvagen fait sa première apparition. Il nous regarde, penche la tête. Puis roule sur le dos, les pattes en l'air en fixant l'objectif... Genius !
"Viens, sale chat !!!!! SALE CHAT !!! Viens !! ... Euh, ça ça veut dire je t'aime en Chigra"
Epuisées à chercher un passage piéton, poser et éviter les arrière-plans pourris, nous révolter contre le manque de décors, et les gens qui passent en mode O_O, on finit par rentrer, crevées, et regarder notre oeuvre.
Des concepts profonds (comme dirait Hhhhhind), comme Le mythe de la veuve ou *panne d'inspiration* La veuve joyeuse XD, les messages de paix ( F(*)CK ) et crever sur un parking avc un parapluie ^^" ont bien rendu, finalement.

Et c'est allongées sur mon lit, à la fin de la journée, en triant les photos qu'on est surprises, souriantes, satisfaites par moments, mais il y a toujours quelque chose à parfaire, et on remet ça à un autre jour :) !
Je pianote sur le clavier, ça crée un bruit de fond soporifique. Elle détourne le regard, regarde sa main où ces lettres écrites quelques heures plus tôt éclataient d'énergie. Elle passe son doigt dessus, puis serre le poing pour ne pas laisser s'échapper ces éclats de rires qu'on a partagé. C'était le souvenir d'une merveilleuse journée qui s'effritait dans la paume de sa main.
[J'ai le coeur plein. Je suis heureuse. Lui, d'abord... Lui avant tout. Ses mots, sa douceur, le délice de se redécouvrir... L'impatience, les petits plaisirs... Je l'aime. Encore. Toujours.]
La petite fenêtre orange clignotte. Je vais dessus, je lis une fois, je lis deux fois, et je savoure. Je ne m'y attendais pas.
1 commentaires:
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