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mercredi 23 janvier 2008

Everything's ok. Don't worry.

T'as toujours été cette fille un peu trop rêveuse. Celle qui y croit encore et toujours, plus fort que tous les autres. Celle à qui on sourit en se disant que sa naïveté la perdra. Celle qu'on laisse rêver dans son coin en se disant que bien assez tôt, le réveil arrachera de sa quiétude factice. Celle qu'on trouve trop amoureuse, dans les bras de Celui, et trop souriante quand sa main est dans la sienne, dans les couloirs, les escaliers. Celle qu'on voit passer, dont les amis restent en retrait. Celle qui sur son passage essuie les mots qu'elle ne veut pas entendre.

Ma
is pauvre truffe, t'es seule et tu fermes les yeux. Tu es aussi seule que toujours, et c'est parce que tu l'as voulu. Tu t'autodétruis, et tu blâmes le monde des torts que tu te causes. Tu donnes raison à un besoin de liberté, d'espace. Mais regarde-toi dans cet immense vide. Seule. Tu les revois, mais ce sont des étrangers. Et toi, une inconnue. Rien de plus.
P't
ite Conne, tu as encore tout gâché et au lieu d'arrêter, tu accélères. Tu fonces dans le néant, tu le sais. En cherchant à te jeter plus vite. Pour oublier cette petite douleur qui était grande et que le temps a rendu habitude. Celle qui grignote dans un coin de ton coeur et qui te remue l'estomac quand tes pensées s'y aventurent. T'as la nausée.

Plus vite, le vide !

T'
es celle qui a l'air confiante, qui donne des p'tits surnoms que tu espères originaux. Celle qui se fout de tous les regards, et qui ne cherche le reflet de sa valeur dans les yeux de Celui. Et tu t'étonnes quand tu vois rien.

Plus vite...

T'es aussi celle qui a du mal à sourire quand quelque chos te tracasse, et le regard vide au moindre coup de froid. Celle qui essaie de faire semblant mais dont les expressions puent la sinrité. Celle qui a ces airs autoritaires et qui se donne une force qu'elle n'a pas. Celle qui donne l'impression qu'elle pourrait rester seule encore et touours. Mais qui ne le suporte pas...

Encore...

Tu
es celle sur qui on a arrêté de compter, qui disparaît petit à petit. Celle dont on s'éloigne à pas feutrés, pour ne pas veiller. Celle dont on ne brise pas les illusions confortables mais qu'on quitte sur la pointe des pieds. Celle qui réalise lorsque la nuit, les yeux fermés à l'abris des regards et surtout du sien, s'effondre.

Vite..

Oui mais petite, c'est beau de réaliser mais encore faut-il réagir. Ca fait des années que tu te vis. Trop longtemps que tu dures.
Va-t-en. J'en peux plus. Je n'ai pas su.
Jamais voulu.
Et pourtant toujours été.

Enco
re plus vite...

A quand la chute ?

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