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vendredi 30 mai 2008

Cette horreur au fond d'elle, ce monstre qui crie


Tout est Fade

En fond sonore, sa guitare, sa voix chargée de ressentiments, sa haine d'avoir tout perdu.
Les pensées qui s'entrechoquent et qui résonnent dans

Le vide



* * *

Elle entre, nous regarde, et avec un petit sourire poli nous dit bonjour. Elle a une jolie voix cassée.
"Salut". Sourire.
Regard. Insistant.
"C'est toi... Sara Deviska ??"

O_O

* * *

Vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide vide !

* * *


Elle avait les yeux noirs desquels on voit du bleu
Qu'on prend pour l'océan, dans lesquels on voit Dieu
Qui font toucher du bout des doigts les horizons
Et toujours à la fin on est seul au milieu...

Des vagues de sanglots et du sel dans la gorge
Et du sel sur la plaie de ce coeur tatoué
A son nom que l'on crie au fond des vers de vin
A se dire que la vie oui n'était qu'une putain
Saez - Putain, vous m'aurez plus !

* * *
Ne plus ressentir


* * *

Merci ma Solen
Pour tout

jeudi 29 mai 2008

Comme un rire qui trouve pas par où mourir

" Dans les travers du temps je sais je t'ai perdue
Et tu l'as dit cent fois tu ne reviendras plus
Alors je peux partir comme un loup solitaire
Qui blessé s'en ira mourir près d'un hêtre
Moi j'aurais tant voulu que cet être soit toi
Tant voulu avec toi être un autre que moi
Au profond de ton ventre fais plus belle la terre
Oublier qui je suis et fermer les paupières "

Saez - Que tout est noir

mercredi 28 mai 2008

De la m*rde

Dans la cacophonie des chaises que l'on pousse, des pas pressés vers la sortie, et de l'écho des pensées échangées, je m'approche doucement vers celui qui semblait avoir accompli ce qui toujours fut mon rêve.
Il me restait une question, une seule et unique question qui aurait donné tout le sens à son statut.

"Quand vous vous relisez, si ça vous arrive, vous sentez-vous fier de ce que vous avez écrit ?"

Sartres me revient en arrière-pensée, avec sa conception de l'artiste, éternel insatisfait. En feuilletant les pages de Qu'est-ce que la littérature ?, ce fut l'anecdote de l'apprenti qui m'avait le plus parlé, (avouons-le parce que je n'ai pas eu le courage de tout lire, mais soit). Cet apprenti qui demande à son maître quand est-ce qu'une oeuvre est finie. Et à l'artiste de répondre que c'est une fois qu'on considère son oeuvre, qu'on s'en sent satisfait et qu'on n'a plus rien à y ajouter. C'est à dire jamais.

Mais sa réponse est toute autre.

"Oh oui je l'aime ! Je me demande parfois comment j'ai fais pour l'écrire!"

* * *

L'Ennemi, de Baudelaire.

Pour ?

Pour cette 3ème strophe, pour l'espoir comme un faible rayon de soleil qui s'immisce dans son esprit avec la forme hypothétique, et qui s'intensifie au fil des vers pour arriver au Mystique aliment qui ferait sa vigueur, et la forme interrogative qui souligne l'incertitude de son espoir. Pour ce tiret qui marque la Rupture, et le ton élégiaque qui nous replonge dans un spleen bien plus profond. [Ca sent le bac blanc, tout ça]

Puiser dans son mal-être, dans son angoisse, l'énergie d'une nouvelle forme d'écriture

Pousser les codes, révolutionner, provoquer

Un artiste,

Majestueux et ridicule

samedi 24 mai 2008

Faster than you can follow me


Tout réside dans la force de s'en détourner



Il est temps de changer le titre du blog

dimanche 18 mai 2008

No hero in her sky

Jeter les mots sur une feuille qui ne m'a rien demandé,
Aussi violemment que je les ressens

Crus


Ne plus connaître

Jamais

Et renier

Toujours

.

Je me souviens lui avoir demandé "Qu'est-ce qui fait que tu es si désabusée, toi ?"
Et sa réponse m'est restée comme un écho interminable.

"Parce qu'à chaque fois que chui bien, ça se barre trop vite"

Alors elle s'attend plus à rien.

Model: Chigra
Copyright Deviska photography



Et je rangerai tout mon orgueil de côté,
toquer à sa porte et m'incliner
pour m'excuser d'avoir commis
ce crime que je continuerai de commettre:
Sourire

samedi 17 mai 2008

Je te hais, mon amour



Noyer les mots

Ca a un petit goût salé

Amer

Quand rien n'a de sens

Pixx: Chigra <3


PS: Un p'tit clin d'oeil à Hindou-Chouchou => Maiiis c'est FantaStick !

mercredi 7 mai 2008

Say what you need to say

Leurs regards s'accrochent, le temps d'une éternité.

Un voile se pose sur son regard mielleux, et le silence complice les rapproche en cet instant. La caresse d'un cheveux égaré sur sa joue anime une lueur timide, et ses lèvres s'entrouvrent pour un grave baiser.
- Qu'est-ce qui ne va pas ?
Ces mots glissent sur son cou et lui font naître des frissons le long du dos. Son regard fuit, il n'aime pas cet accès de faiblesse. Sa gorge nouée empêche tout son. Et les mots ne viennent pas, coincés dans l'orgueil. Les chauds baisers sur sa peau se multiplient, tandis qu'il rassemble ses esprits pour tenter d'exprimer la crainte.
- Dis-moi... je me demandais si...
Elle le considère du regard.
- J'me demandais si... si j'te décevais, parfois.

***

Déception...

J'en entends beaucoup parler ces derniers temps.

Certains le sont des êtres chers, et d'autres le sont d'eux-mêmes.
Quel est le pire ?

Je pose la question, oui. Car je sais qu'il est difficile de passer sous silence, ou de surmonter l'erreur d'un autre, aussi important soit-il à nos yeux, spécialement s'il est important à nos yeux, mais ce que je vois autour de moi, ce sont surtout des personnes désillusionnées par leurs propres erreurs.

Des conneries, on en fait tous. Certaines peuvent être passées sous silences. D'autres bien trop énormes pour être dissimulées éclatent au grand jour. L'effet est le même. Désillusion.
Car nos actes, aussi peu vraissemblants soient-ils nous font tomber de haut : on n'a pas été fidèle à notre idéal...

sabusés. Déçus.

Je demandais, hier, si on était les personnes qu'on croyait qu'on serait quand on était gosses.

Es-tu celle/celui que tu pensais devenir quand tu as entamé ta marche vers l'avenir en passant par cette adolescence qui nous avilit tous et qui, en fin de compte, finit par nous construire ?

Oui, car nos conneries nous construisent, du moment qu'on réalise qu'elles le sont. Ces longs moments passés à y repenser, à tout remettre en question ne servent pas qu'à nous torturer en bons maso que nous autres humains sommes mais à marquer une limite qu'on rend grâce à ça infranchissable pour la suite. Assumer ses erreurs, ce n'est pas en être fier. C'est savoir les reconnaître ne pas les commettre à nouveau.
Et du moment que tu sais ça, ton intelligence te fait souffrir pour te permettre dtre meilleur.

Et si le sentiment d'avoir déçu en faisant mal autour de toi, celui d'avoir pansé en quelques sortes cette blessure en étant quelqu'un de meilleur, est inégalable.


***


Elle se love contre lui, et laisse promener sa main sur ses cheveux. Un sourire se dessine sur ses lèvres.
Il sait.
C'est le premier pas.

dimanche 4 mai 2008

Cher inconnu..

Le sourire trompe les larmes, et les larmes trempent le sourire

Je savai
s, savais qu'il ne fallait pas délaisser le mode carapace.



Vois-tu, il y
a ces moments où je me sens extérieure à tout. A l'extérieur de moi. Pour ne pas avoir à ressentir si fort cette boule confuse de sentiments qui s'emmêlent, ce magma de pensées qui fusent et qui finissent par couler sur mes joues.

I
l y a ces moments où j'retrouve ce regard blasé que je n'aurais jamais du quitter.

Et puis
ces moments où j'ai l'impression d'être à des kilomètres de ma vie. Et là, rien n'a plus de sens. Et tu vois, c'est pas plus mal.

Parce que la
vie prend le sens qu'on a envie de lui donner. Mais j'ai envie de rien.

Et puis ce
tte discussion me revient comme un écho...

Tu sais,
quand tu vis un moment intensément, que t'as le sourire jusqu'aux oreilles, et que tout te semble bien, que t'as pas ressenti ça depuis longtemps, et que tout à coup, tu as un flash qui te propulse hors de toi-même et qui te fait voir la scène de l'extérieur... Et tout d'un coup tu entends nettement cette voix à l'intérieur, celle que tu essaies de taire parce que tu veux lui donner tort, et qui te ramène à la réalité, et que tu te dis... tu te dis que non, ce n'est pas ce que tu veux, que ce n'est pas l'endroit auquel tu appartiens, que ça ne te ressemble pas. Que tout ce que tu fais ces derniers temps ne te ressemble pas. Là, tu te sens inutile. Vide. Tu perds le sourire progressivement, ta bonne humeur. Tu ranges ton sac. Tu rentres chez toi. Tu fais le rituel habituel pour te coucher, en essayant de taire cette voix qui s'est nichée au creux de ton estomac, que tu éteins la lumière en espérant que tes paupières vont se fermer. Que tes poings se ferment, que tes dents se serrent. Et que tu hurles à l'intérieur, à cette putain de voix de se la fermer, car on est bien plus heureux dans l'ignorance.

Back home...

Hey...

J'avais abandonné ce truc qui ressemble pas à grand chose, qui est un magma de pensées décousues...
Si je l'ai arrêté, c'est parce que je n'y arrivais plus. Blocage ou autre, appelez ça comme vous voulez, ça arrive. Le vertige de la page blanche ? Non. J'avais la nausée.

La nausée de savoir. La nausée devoir. La nausée de constater.

Et ça me retournait le coeur de tout remuer.

Si le bonheur est muet. La douleur, elle, hurle en silence.

Aujourd'hui, j'ai de nouveau le besoin d'avoir un exutoire. Et si toi, lecteur anonyme, tu ne comprends rien de mes états d'âmes, que tu ne lis qu'une phrase toutes les 30 lignes, que tu ne fais que regarder les photos, que tu n'en as rien à faire mais que ça te fait passer quelques minutes agréables... Alors j'ai peut-être réussi à faire quelque chose de mes mots.


Cher inconnu,
Merci